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Bien dormir pour mieux vivre : une unité des troubles respiratoires du sommeil à l’hôpital
Respirer, dormir… deux fonctions essentielles que l’on pense souvent acquises. Pourtant, pour de nombreuses personnes, la nuit est loin d’être un long fleuve tranquille. Un mauvais sommeil, souvent banalisé, peut avoir des conséquences bien réelles sur la santé. Face à cet enjeu de santé publique, cette unité du service de pneumologie de notre hôpital se mobilise pour diagnostiquer, accompagner et traiter ces pathologies
Respirer, dormir… deux fonctions essentielles que l’on pense souvent acquises. Pourtant, pour de nombreuses personnes, la nuit est loin d’être un long fleuve tranquille. Un mauvais sommeil, souvent banalisé, peut avoir des conséquences bien réelles sur la santé. C’est d’ailleurs une des priorités santé du gouvernement pour cette année.
Face à cet enjeu de santé publique, cette unité du service de pneumologie de notre hôpital se mobilise pour diagnostiquer, accompagner et traiter ces pathologies encore trop méconnues du grand public.
Les signes qui peuvent vous alerter
Un sommeil de mauvaise qualité n’est pas anodin. Plusieurs symptômes doivent inciter à consulter :
- des ronflements réguliers et bruyants
- des pauses respiratoires observées par un proche
- une fatigue chronique ou une somnolence en journée
- des difficultés de concentration, des troubles de la mémoire
- des maux de tête au réveil ou une irritabilité inhabituelle
Ces troubles peuvent toucher tout le monde, mais certains facteurs augmentent les risques : le surpoids, l’âge, la ménopause, la consommation d’alcool ou de tabac, …
Détecter ces signes tôt permet d’éviter des complications parfois graves, notamment cardiovasculaires.
Poser un diagnostic : une étape incontournable
Une consultation par un pneumologue, sur adressage d’un professionnel de santé, permet de valider la pertinence de l’examen d’enregistrement du sommeil.
Deux types d’explorations sont utilisés :
- La polygraphie respiratoire : elle enregistre la respiration, le taux d’oxygène et les ronflements pendant la nuit. Elle peut être réalisée à domicile
- La polysomnographie : plus complète, elle analyse également l’activité cérébrale, musculaire et les cycles du sommeil. Elle est réalisée sur place.
Plus de 200 patients passent cet examen chaque année à l’hôpital. Les résultats sont également interprétés par un pneumologue.
Un accompagnement bienveillant et des conseils préventifs
Véritables piliers du parcours patient, nos quatre infirmières spécialisées sont présentes à chaque étape du parcours.
Elles accueillent et rassurent les patients, installent les capteurs, s’assurent du bon déroulement des examens.
« En tant que professionnelle de santé, elles sont habilitées à prendre également en charge des personnes âgées, fragiles ou en situation de handicap – suivi médicamenteux, surveillance pendant la nuit, … » – Elisabeth, infirmière spécialisée.
Mais leur rôle ne s’arrête pas là.
Les infirmières jouent également un rôle essentiel en matière de prévention. Elles sensibilisent les patients aux bonnes habitudes à adopter pour améliorer leur sommeil :
- éviter les écrans avant le coucher
- maintenir des horaires réguliers
- privilégier un environnement calme et sombre
- pratiquer une activité physique en journée
- limiter café, alcool et excitants le soir
« Ces conseils, accessibles à tous, peuvent déjà transformer la qualité du sommeil, parfois même avant la mise en place d’un traitement. » – Laurence, infirmière spécialisée
L’apnée du sommeil, un trouble fréquent mais sous-diagnostiqué
Parmi les troubles les plus fréquents figure l’apnée du sommeil. Elle se caractérise par des arrêts répétés de la respiration pendant la nuit, parfois plusieurs dizaines de fois par heure.
Lorsque ces épisodes deviennent fréquents (jusqu’à 15 à 30 par heure), on parle de syndrome d’apnée du sommeil.
Ses conséquences peuvent être sérieuses : troubles cardiovasculaires (hypertension, infarctus, AVC), troubles métaboliques (prise de poids, diabète), somnolence au volant et risques d’accidents ou encore troubles de la mémoire, de l’humeur ou dépression
Des traitements adaptés pour retrouver un sommeil réparateur
Une fois le diagnostic posé, plusieurs solutions peuvent être proposées. Le plus fréquent est la pression positive continue (PPC). Ce traitement, souvent comparé à un système empêchant les voies respiratoires de se refermer, reste aujourd’hui la référence pour les formes sévères. Bien utilisé, il permet de retrouver un sommeil réparateur et de réduire significativement les risques pour la santé.
Recherche clinique sur les troubles respiratoires du sommeil
Depuis plus de 10 ans nos professionnels participent à une des plus grosses cohortes reconnues mondialement, pilotée par l’Institut de recherche en santé respiratoire des Pays de la Loire (10 000 patients dont 2 000 patients pris en charge au sein du service). Les médecins de l’équipe sont également coauteurs de 43 publications de très haut niveau.
Pour aller plus loin, écoutez le podcast du Dr Jouvenot.