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Mis à jour le 26 mai 2026
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publiée le 26 mai 2026
Soins

Comprendre et dépister les cancers de la peau

Votre peau garde en mémoire chaque exposition. Savez-vous comment l’observer et la protéger du soleil ? On vous donne les clés pour prendre soin de votre « capital peau ».

Comprendre et dépister les cancers de la peau

La peau est l’organe le plus étendu de notre corps. Face à l’exposition solaire, elle garde tout en mémoire. Entre idées reçues et vrais dangers, savoir distinguer les différents types de cancers cutanés et, surtout, savoir comment réagir est important. Avantage non négligeable : le cancer de la peau est un des rares cancers détectable à l’œil nu.

Mélanome et carcinomes : deux visages de la maladie

Il existe plusieurs types de cancers de la peau. Classés principalement en deux catégories, on distingue le mélanome, plus redoutable et aussi plus médiatisé, des carcinomes, plus fréquents.

Le mélanome est un cancer des cellules pigmentées de la peau, qui peut apparaître sur n’importe quelle zone de la peau, y compris sur une partie qui ne présentait pas d’anomalie jusqu’alors. Il se présente sous la forme d’une petite tache plane, généralement brune ou noire. Cette tache se modifie plus ou moins rapidement, s’étend, puis s’épaissit et finit par changer de forme et de couleur. Il se développe plus rarement à partir d’un grain de beauté déjà existant.

La « règle ABCDE » peut aider à reconnaître les signes d’alerte :

  • A (Asymétrie) : la forme n’est pas régulière.
  • B (Bords) : les contours sont flous ou découpés.
  • C (Couleur) : présence de plusieurs teintes (brun, noir, blanc, rouge).
  • D (Diamètre) : la taille dépasse 6 mm
  • E (Évolution) : tout changement de taille, de couleur ou d’épaisseur est un signal d’alerte majeur.

Si vous relevez au moins deux de ces critères, consultez votre médecin généraliste. Plus d’info sur la méthode « ABCDE ».

La dangerosité du mélanome réside en sa capacité à migrer rapidement vers d’autres organes. Son apparition est souvent liée à des expositions solaires intenses, particulièrement durant l’enfance ou la jeunesse (coups de soleil sévères).

Les carcinomes se présentent souvent comme de petites tumeurs perlées, des croûtes persistantes ou des « petites peaux » qui ne guérissent pas et résultent généralement d’une exposition solaire chronique. La peau est « usée » au fil des années.

« Cela me semble important que les sarthois connaissent la méthode ABCDE car effectuer un autocontrôle permet de se rassurer et de détecter précocement des lésions suspectes ». Dr Elise Dietrich, dermatologue au CH du Mans

Parcours de soins et outils de diagnostic

Nos dermatologues assurent la prise en charge des différents types de cancers à l’hôpital. Comme le rappelle le Dr Elise Dietrich, le médecin traitant demeure votre premier interlocuteur.

C’est lui qui va déterminer s’il y a une lésion cutanée, son type, puis s’il faut orienter vers un dermatologue pour confirmer le diagnostic. En Sarthe, de nombreux médecins généralistes sont équipés d’un dermatoscope, dispositif médical qui permet d’observer la peau en profondeur et de détecter d’éventuelles affections invisibles à l’œil nu.

A l’hôpital du Mans, la filière de dépistage s’est structurée pour gagner en rapidité et en efficience. Nos dermatologues collaborent notamment avec les médecins généralistes du territoire via la télé-expertise, qui permet de solliciter à distance l’avis d’un médecin spécialiste. En cas de doute, le médecin généraliste envoie une photo sécurisée de la lésion au dermatologue. Si un mélanome est suspecté, l’ablation est organisée sous 2 semaines. Pour un carcinome, l’urgence étant moindre, le délai pour planifier une date d’intervention est d’environ un mois. L’usage de la téléexpertise permet ainsi à notre équipe médico-soignante d’apporter une réponse adaptée et réactive dans la prise en charge des cancers cutanés.

« Les médecins généralistes sont bien formés à la surveillance des grains de beauté, ils ont du matériel type dermatoscope et grâce à la télé expertise on peut désormais détecter les patients à risque » nous explique Catherine Pontchâteau, infirmière en pratique avancée en dermatologie.

Le suivi des patients à risque

Pour les patients avec des antécédents, la technologie offre un suivi millimétré. Le système « Fotofinder » permet de cartographier l’ensemble du corps et de détecter toute nouvelle apparition ou modification minime d’une lésion entre deux examens.

« Une fois qu’un mélanome a été diagnostiqué, le suivi est à vie », précise Catherine Pontchâteau. Cela implique une vigilance constante et une protection solaire totale et permanente.

Prévention : protéger son « capital peau »

La prévention est un bouclier contre la maladie. Bien appliquer certaines règles permet de se protéger sur le long terme :

  • Se couvrir : le vêtement, le chapeau et l’ombre restent les protections les plus fiables.
  • Appliquer et renouveler une crème solairede qualité, en bonne quantité et plusieurs fois par jour.
  • Proscrire l’exposition entre 11h et 16h.
  • Eviter d’exposer les jeunes enfants au soleil.
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